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L’hippodrome de Châteauroux est situé au lieu-dit « le Petit Valençay » dans la prairie du Val de l’Indre, à l’extrémité aval de la ville.
L’hippodrome est la propriété de « la Société des Courses de Châteauroux »
La Société des Courses de Châteauroux est très ancienne ; elle a été fondée en 1883.
Son premier président fut le Prince de Sagan (1), et ses présidents successifs furent tous des membres de l’Aristocratie Locale.
Le terrain sur lequel est situé, encore aujourd’hui, l’Hippodrome du Petit Valençay, soit un terrain d’environ 20 hectares, appartenait, à l’origine, à la famille Balsan. Il faisait partie de l’ensemble foncier de la Société, lié à la Manufacture.
1962 : La Société Balsan vend les terrains de l’Hippodrome, à la Société des Courses de Châteauroux dont le président était alors le Comte Michel d’Ornano (2).
Depuis son origine, la Société des Courses de Châteauroux organise chaque année plusieurs journées de courses : soit trois avant 1939, puis quatre depuis 1960. Une interruption ayant eut lieu entre 1939 et 1945, pendant la seconde guerre mondiale.
Avant 1939, avaient lieu également des courses militaires et le Lieutenant de Hauteclocque (3) (Leclerc) y participa en 1923.
1988 : la ville de Châteauroux acquiert les 40 hectares de la propriété Balsan, en amont de l’hippodrome.
La Société des Courses de Châteauroux, dont les ressources ne permettaient pas un entretien satisfaisant de cette vaste propriété, engagea des pourparlers avec la municipalité pour que soit examinée une utilisation plus permanente des lieux avec, en contre-partie, une participation de la ville à l’entretien du terrain et de ses dépendances.
1995 : la Ville et la Société des Courses signent un bail emphytéotique de 50 ans qui situe les rapports entre les parties, et, en particulier, la disposition, par la Ville, de terrains de sport sur les terrains dits « de l’hippodrome ».
Depuis, la Société des Courses de Châteauroux continue ses activités traditionnelles et se préoccupe de son avenir et du développement des manifestations sur les terrains de l’hippodrome, sous la présidence de M. Stanislas DE CHAUDENAY, Maire de Saint-Cyrand-du-Jambot, et vervent amateur de chevaux.
Notons que le public des courses, a contrario de celui qui fréquentait l’hippodrome au début des années 2000, n’est plus essentiellement qu’un public de turfistes, mais revient à ses anciennes amours, celles d’avant 1939, quand un public nombreux se préssait, curieux et heureux, aux seules fins d’ admirer le « Grand Spectacle » des Courses Hippiques.
ARCHIVES
(1) Charles Guillaume Frédéric Boson de Talleyrand-Périgord, prince de Sagan (1845), duc de Sagan et de Talleyrand (1898), né à Auteuil le 16 mai 1832, époux de Anne-Alexandrine-Jeanne-Marguerite Seillière, duchesse de Talleyrand et de Sagan, connue comme princesse de Sagan, était un officier de cavalerie et souvent présenté comme « dandy » français, Il est décédé le 21 janvier 1910 à Paris et repose aujourd’hui dans la crypte creusée sous la chapelle, aujourd’hui Notre-Dame, et jadis Saint-Maurice, de la « Maison de Charité »,sise rue Talleyrand à Valençay, Indre.
(2) Michel d’Ornano, né le 12 juillet 1924 à Paris, entame, en 1962, à 38 ans, une carrière de jeune notable en devenant maire de la station la plus prestigieuse de la côte normande, Deauville. On se rappellera de lui surtout pour ses responsabilités ministérielles : Ministre de l’Industrie du 14 juin 1974 au 29 mars 1977, Ministre de la Culture et de l’Environnement du 29 mars 1977 au 31 mars 1978 et Ministre de l’Environnement et du cadre de vie du 31 mars 1978 au 22 mai 1981 (et de la culture entre le 4 mars et le 22 mai 1981), Il meurt, renversé par une voiture, en traversant la chaussée à Garches (Hauts-de-Seine), le 8 mars 1991.
(3)Philippe François Marie, Comte de Hauteclocque, puis Leclerc de Hauteclocque, est né le 22 novembre 1902 à Belloy-Saint-Léonard, dans la Somme. Il grandit au sein d’une famille de la noblesse Picarde. Il passe la plupart de ses vacances en famille dans le village de pêcheurs d’Audresselles. En 1922 il entre à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, dont il sort deux ans plus tard en tant que major de la cavalerie. Il entre alors à l’École d’application de la cavalerie de Saumur, dont il sort en 1925, là encore, en étant major. Il participe à la pacification du territoire au cours de la guerre du Rif, durant laquelle il se distingue. En 1929, le commandement du 38e Goum lui est confié, Il devient instructeur à l’École de Saint-Cyr en 1931. Lors d’un exercice à cheval, sa jambe se casse sous sa monture ce qui lui vaudra d’utiliser une canne tout le reste de sa vie. Au cours d’un second séjour au Maroc, il est promu capitaine en 1934, et obtient la Légion d’Honneur. En 1938, il réussit le concours à l’Ecole de Guerre dont il sort major en 1939. En mai 1940, Philippe de Hautecloque est capitaine d’état-major à la 4è division d’infanterie. Lors de l’attaque allemande, il est fait prisonnier, mais parvient à s’échapper et à rejoindre les lignes alliées, où il reprend le combat. Le 15 juin, il participe à une contre-offensive dans la plaine de Champagne, au cours de laquelle il est blessé à la tête. Les blindés allemands ont ouvert le feu sur la maison dans laquelle il se trouvait et une partie du plafond s’est effondrée sur lui. La blessure ne semble pas l’affecter, à tel point qu’il continue le combat, jusqu’à ce qu’il soit à nouveau fait prisonnier.Le 17 juin 1940 il parvient à s’évader et prend le parti de poursuivre la lutte. Il traverse la France à bicyclette, malgré l’occupation allemande, rejoint sa femme et leurs six enfants sur les routes de l’exode en Gironde. Après les avoir mis au courant de sa volonté de se battre, il essaie de franchir les Pyrénées sans y parvenir. Il y arrive finalement , il est brièvement arrêté en Espagne, puis arrive jusqu’au Portugal d’où il rejoint Londres par bateau.Il se présente au Général de Gaulle le 25 juillet. Cette discussion a probablement changé sa vie. Le général de Gaulle, reconnaissant en lui un chef exceptionnel, le promeut de capitaine à chef d’escadrons dès leur première rencontre et lui donne pour mission de rallier l’AEF à la France Libre. Leclerc est nommé Commissaire général du Cameroun et le 28 août 1940. Leclerc est alors officiellement confirmé au grade de colonel par le général de Gaulle, grade qu’il s’était auto-attribué « comme par enchantement », selon l’expression de De Gaulle, en arrivant au Cameroun pour ne pas être en infériorité hiérarchique par rapport au lieutenant-colonel en poste à Douala et il est désigné comme commandant militaire du Tchad. Il sera nommé Général. Il meut le 28 novembre 1947 dans le crash de son avion.



